Les membres honoraires sont nommés par l’Académie de l’UICN en raison de « services exceptionnels rendus dans le domaine du droit de l’environnement pendant une longue période ». En conférant la désignation de Membre honoraire, l’Académie se fonde sur des contributions importantes dans des domaines tels que l’enseignement et la recherche universitaires en droit de l’environnement, l’exercice du droit de l’environnement ou encore un poste en droit de l’environnement dans le cadre d’une charge judiciaire ou administrative ou dans la prestation de services communautaires, notamment des fonctions au sein d’une organisation non gouvernementale. Les fonctions d’un candidat au service du droit de l’environnement peuvent s’exercer à l’échelon régional, national, local ou international.

Voici les collaborateurs et collaboratrices qui, en raison de leurs services exceptionnels en droit de l’environnement, ont été nommés membres honoraires à titre de membres de l’Académie de droit de l’environnement de l’UICN :

  • Juge Antonio Herman Benjamin
  • Professeure Edith Brown Weiss
  • Dr. Wolfgang Burhenne
  • Professor Dr. Ludwig Kramer
  • M. M.C. Mehta
  • Professeur Nicholas Robinson
  • Juge Christopher Gregory Weeramantry

Le juge Antonio Herman Benjamin

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Photo aimablement fournie par Antonio Herman Benjamin

Le juge Benjamin de la Haute Cour du Brésil est un ancien procureur général adjoint principal de l’État de São Paulo au Brésil, où il a servi à la tête des divisions de la protection du consommateur et de l’environnement. Le juge Benjamin est le fondateur du Brazilian Consumer Law and Policy Institute et du Law for a Green Planet Institute. Il a été membre du comité de juristes chargés de rédiger certaines lois brésiliennes comme la Crimes against the Environment Act. Le juge Benjamin a également fait partie de l’UN Secretary General Legal Experts Group on Crimes Against the Environment and on the Brazilian Environmental Council (CONAMA).

Professeure Edith Brown Weiss

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Photo aimablement fournie par la Georgetown University School of Law

La professeure Brown Weiss est la professeure Francis Cabell Brown de droit international, au Centre de droit de l’Université de Georgetown et l’auteure de travaux de recherche novateurs qui font autorité en droit de l’environnement international, notamment ses travaux sur le concept d’équité intergénérationnelle. Son ouvrage majeur, devenu un classique, In Fairness to Future Generations: International Law, Common Patrimony, and Intergenerational Equity (1989), a reçu le Certificat de mérite en 1990 de la part de l’American Society of International Law. Edith Brown Weiss a également occupé les fonctions d’avocate générale pour les activités internationales à la U.S. Environmental Protection Agency, de 1990 à 1992 ; de présidente de l’American Society of International Law ; de présidente du Comité de recherche en changements environnementaux à l'échelle mondiale du Conseil de recherches des sciences sociales, de 1989 à 1994 ; et a agi en qualité de conseillère juridique spéciale des É.-U. auprès de la Commission nord-américaine de l'environnement, de 1996 à 2002. En septembre 2002, elle a été nommée au Panel d'inspection de la Banque mondiale, pour en devenir par la suite la présidente de 2003 à 2007. Parmi les nombreuses distinctions qu’elle a reçues, citons le 2003 ABA Award for Distinguished Achievement in Environmental Law and Policy.

Dr Wolfgang Burhenne

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Photo aimablement fournie par le Earth Negotiations Bulletin

Dr Burhenne est l’administrateur exécutif (honoraire) du Conseil international du droit de l'environnement(CIDE). Parmi les contributions remarquables qu’il a apportées tout au long de sa vie au droit de l'environnement international, citons sa participation à la rédaction et à la promotion des principaux traités internationaux en droit de l'environnement, notamment la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS), la Convention sur la diversité biologique (CBD) et le protocole au Traité de l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement.

Dr Ludwig Krämer

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Photo aimablement fournie par l’UCL Centre for Law and Environment

Le professeur et docteur Ludwig Krämer, l’un des plus éminents experts du droit et des politiques de l’environnement de l’Union européenne, est l’actuel avocat général principal de Client Earth et directeur du Centre Aarhus de l’UE, où il joue un rôle de premier plan pour promouvoir l’accès à l’information et les droits de participation.

Dr Krämer a été juge au Landgericht Kiel (de 1969 à 2004). Il s’est joint à la Commission européenne en 1972, où il a occupé diverses fonctions de juriste à des rangs élevés jusqu’en 2004 où il s’est distingué comme le membre de Commission européenne ayant le plus d’ancienneté dans le domaine de la protection environnementale.

M. Mahesh Chandra (M.C.) Mehta

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Photo aimablement fournie par Global Oneness Project

M. Mehta est un avocat en droit de l’environnement très réputé. Il a joué un rôle déterminant à l’égard de certaines des décisions judiciaires parmi les plus célèbres et importantes en droit de l’environnement. Il a notamment consacré une grande partie de son travail à sauver le Taj Mahal d’une lente et progressive destruction découlant de la pollution atmosphérique et a aidé à nettoyer le Gange de la pollution causée par produits chimiques toxiques provenant des diverses industries environnantes. Les causes dans lesquelles il s’est impliqué n’ont pas seulement permis de redéfinir le champ du droit de l’environnement en Inde, mais ont également influencé l’évolution de la jurisprudence environnementale dans d’autres pays et à l’échelon international.

Professeur Nicholas Robinson

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Nick Robinson est le professeur Gilbert & Sarah Kerlin en droit de l’environnement à la Pace University où il enseigne depuis 1978. Il a été un pionnier dans l’étude et l’évolution du droit de l’environnement et a joué un rôle de premier plan pour l’essor des développements institutionnels de tribunaux-écoles, de l'enseignement clinico-juridique, de la pédagogie des échanges et de la formation à distance en droit de l’environnement international. Le professeur Robinson a été le fondateur et le premier président de l’Académie de droit de l’environnement de l’UICN (de 2004 à 2008). Il a apporté ses vastes connaissances et sa solide expertise aux niveaux étatique, national et international à titre de conseiller juridique ou de membre de commissions auprès des gouvernements (Comité consultatif juridique auprès du Council on Environmental Quality du président des É.-U.), d’organisations internationales (l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, l’American Council for UNESCO) et les ONGE (Institut de droit de l'environnement) ; il a en outre donné des témoignages devant le Congrès et a participé à des délégations envoyées devant des tribunes internationales comme la Conférence de Stockholm en 1972, la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED) à Rio en 1992 et le sommet de Johannesburg en 2002.

Le juge Christopher Gregory Weeramantry

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Le juge Christopher Gregory Weeramantry est l’ancien vice-président de la Cour internationale de Justice. Tout au long de son parcours professionnel qui s’étend sur plus de cinq décennies en qualité d’avocat, de professeur de droit, de juge à l’échelle nationale et internationale, d’auteur et de conférencier, le juge Weeramantry a traité d’une vaste gamme de sujets essentiels en ce qui a trait à la paix, la compréhension interculturelle et l’éducation. Il est l’auteur de plus de vingt-cinq ouvrages et a donné un grand nombre de conférences sur ces thèmes dans une cinquantaine de pays dans le monde. Il est titulaire d’un doctorat en droit ainsi que d’un doctorat en littérature (Honoris Causa) de l’University of London. Avant sa nomination à la Cour internationale de Justice, il a été juge à la Cour suprême du Sri Lanka et professeur de droit à la Monash University, en Australie. Le juge Weeramantry a en outre occupé les fonctions de président de l’International Association of Lawyers Against Nuclear Arms (IALANA) pendant de nombreuses années. Il a fondé le Weeramantry International Centre for Peace Education and Research (WICPER). Le WICPER se fonde sur la philosophie du juge Weeramantry tandis que son vaste corpus de recherche et de publications sert de base informationnelle à partir de laquelle le Centre élabore ses programmes. Le juge Weeramantry a reçu le Prix UNESCO de l'éducation pour la paix en 2006, en reconnaissance de son engagement et des projets concrets qu’il a entrepris en faveur du concept et de la culture de paix tout au long de sa carrière. Il a également remporté le Right Livelihood Award, en 2007, que l’on décrit parfois comme le prix Nobel alternatif de la paix, et le Prix d'excellence pour l'ensemble de ses réalisations pour la paix de la part de la Nuclear Age Peace Foundation en 2008. Le juge Weeramantry a rendu plusieurs opinions dans le cadre de la Cour internationale de Justice qui ont permis de façonner le droit international sous l’angle du multiculturalisme. Par exemple, l’opinion qu’il a rendu dans la cause de la Hongrie contre la Slovaquie [Affaire concernant le Projet Gabčikovo-Nagymaros (Hongrie/Slovaquie), Recueils de la CIJ 1997, p. 88 à 119] est considéré comme l’exposé sans doute le plus influent sur le thème du développement durable selon un point de vue multiculturel. C’est pourquoi on lui a également demandé de se prononcer dans le cadre du sommet de la magistrature à Johannesburg sur ce sujet, en 2003, à titre de préambule exprimé devant les Chefs d'État lors du Sommet mondial sur le développement durable. Une autre opinion exceptionnelle rendu par le juge Weeramantry est son opinion dissidente dans l’Avis consultatif demandé au sujet des Armes nucléaires. Dans le cadre de cet avis, le juge Weeramantry a déclaré de façon catégorique que le recours à des armes nucléaires viole tous les principes du droit international humanitaire et qu’il est totalement injustifiable, en quelque circonstance que ce soit. Cette opinion est celle qui est la plus fréquemment citée lorsqu’il est question de l’illégalité des armes nucléaires. En 1998, lorsque la Ville de La Haye a célébré son 750e anniversaire, elle a désigné dix-huit domaines dans lesquels elle s’est illustrée au cours des siècles. L’un de ces domaines d’excellence était celui de la justice internationale. Un comité de recherche a été mis en place dans le but d’identifier une personnalité qui représenterait l’excellence dans chacun de ces domaines. Le juge Weeramantry a été la personnalité choisie pour représenter l’excellence de la Ville de La Haye en matière de justice internationale et un livre a été publié afin de souligner le travail accompli par les dix-huit personnalités choisies. En 2003, le gouvernement australien a accordé la distinction de Membre de l’Ordre de l’Australie au juge Weeramantry et en 2007, il a obtenu le titre de « Sri Lankabhimanya » (The Pride of Sri Lanka), soit la plus haute distinction nationale du Sri Lanka, décernée par le président du Sri Lanka.

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